Cette sculpture exprime une spiritualité intériorisée fondée sur la sobriéte du geste et la rigueur de la posture. La figure, dépouillée d'attributs narratifs, s'insvrit dans une vision symboliste du repentir : paupières closes, verticlité statique, mains positionnées avec retenue.
La sculpture propose une lecture méditative de la pénintence, éloignée des codes de la sculpture religieuse du XIXème siècle. Le corps devient un espace silencieux, tourné vers l'apaisement, offrant une interprétation non dramatique de Madeleine. L'oeuvre se situe dans un moment où les artistes symbolistes privilégient la concentration intérieure et la présence spirituelle plutôt que la narration.
Dans cette perspective, des comparaisons avec des Madeleine plus ancienne ou plus dramatiques montre comment Lacombe reformule le vocabulaire religueux en un langage dépouillé, tourné vers la contemplation
Sources :
Palais des Beaux Arts de Lille - Notice d'oeuvre
Cahn, Isabelle - Revue du Louvre, année 2003.
Thompson, Belinda - Le mouvement d'art symboliste, publié en 2000.
Rolland, Amandine - George Lacombe et la spiritualité dans symbolisme, Master 2, Sorbonne, année 2016
Druick, Douglas - Le Bulletin d'Art, 1980
Base Joconde - fiche concernant Marie-Madeleine pénitente.